Avant de vous envoler pour des destinations exotiques, préoccupez-vous des vaccins exigés et pensez à vous faire vacciner bien avant votre départ.
(Reportez-vous à la rubrique Vaccinations).
De plus, en zone chaude et humide, dans certains pays tropicaux (Amérique centrale et du Sud, Afrique tropicale, Sud-Est asiatique, etc. renseignez-vous lors de la préparation de votre voyage) les moustiques sont vecteurs de paludisme et une prévention est nécessaire.
Votre médecin vous prescrira un médicament adapté au type de paludisme existant dans la région où vous vous rendez. Dans certains cas, le premier comprimé doit être pris 10 jours avant le départ : pensez donc à consulter votre médecin à temps.
Même en dehors des zones infestées par le paludisme, les piqûres d'insectes peuvent produire des réactions inflammatoires.
Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour l'achat du produit le mieux adapté pour vous protéger (crème, aérosol, ou comprimés).
Il faut également souligner que de nombreuses régions du monde sont affectées par le virus de l'immuno déficience acquise (Sida), et rappeler les conseils élémentaires de protection et de prudence qui doivent impérativement guider votre comportement.
Par ailleurs, des précautions sont à prendre en matière d'alimentation et de consommation d'eau lors des séjours à l'étranger. Les crudités et fruits frais (soigneusement lavés ou épluchés) ne doivent être absorbés qu'en petites quantités. Les légumes et la viande doivent être consommés bien cuits et les fruits de mer crus sont à éviter. Le lait non pasteurisé doit avoir été bouilli avant consommation.
Même si l'eau du robinet est potable, il est préférable de la faire bouillir ou stériliser, ou de boire de l'eau minérale.
Pour éviter les risques de fièvre ou de déshydratation consécutifs à une intoxication alimentaire, votre médecin vous prescrira des antidiarrhétiques, antispasmodiques, etc.
Si vous devez vous rendre en zone tropicale ou dans les pays chauds, il est en outre impératif de se prémunir efficacement contre le soleil par l'utilisation d'une crème protectrice afin de prévenir tout risque de tumeurs cutanées (mélanomes) liées à l'exposition solaire. Les risques d'insolation et de déshydratation seront évités par le port d'un chapeau et par l'absorption régulière d'eau en plus grande quantité que les rations habituelles (s'agissant tout particulièrement des enfants). Il est enfin vivement conseillé de ne pas se baigner nu-pieds dans les eaux douces, en raison de la présence de parasites vecteurs de maladies parfois redoutables (bilharziose).
Pour vous garantir contre les conséquences de la survenance de blessures ou d'une maladie lors d'un séjour à l'étranger, et si vous ne disposez pas déjà d'une couverture adéquate, il est recommandé de souscrire avant votre départ un contrat d'assistance (Voir rubriques Assistance et Assurances)
Même en Europe, on n'est jamais à l'abri d'une maladie nécessitant des soins ou une hospitalisation. Si vous vous déplacez au sein de l'Union européenne, pensez à vous procurer le formulaire spécial n° E111 (sauf pour le Royaume-Uni où les soins sont dispensés gratuitement) de la Sécurité sociale. Adressez-vous, avant votre départ, à votre caisse de Sécurité sociale. Cette précaution vous dispensera ainsi de faire l'avance des frais exposés pour les soins (consultations médicales, médicaments, hospitalisation). Les formalités à suivre, variables selon le pays de destination, sont indiquées sur le formulaire.
Attention, le formulaire E 111 n'est pas valable pour les territoires français d'outre-mer (TOM). Pour ces destinations comme pour les voyages à l'étranger (hors UE), renseignez-vous auprès de votre caisse d'assurance maladie pour les modalités de remboursement éventuel des soins en cas de maladie ou d'hospitalisation lors de votre séjour.
Le transport par voie aérienne ne constitue pas, en général, un obstacle pour les personnes ayant des problèmes de santé. Il est toutefois vivement conseillé, surtout avant d'entreprendre un voyage lointain, de consulter votre médecin qui vous indiquera les précautions à prendre.
Même si vous ne souffrez d'aucun problème majeur de santé, il est également préconisé à tous ceux qui doivent emprunter un vol de longue durée de procéder, avant leur départ, à une visite de contrôle chez leur médecin et chez leur dentiste. La pressurisation dans la cabine de l'appareil peut en effet, chez les sujets sensibles, provoquer une otite (voire un barotraumatisme, en cas de brusque variation de pression) ou raviver de vieilles douleurs dentaires ! Par ailleurs, sachez qu'il est impératif de ne pas prendre l'avion moins de 24 heures après avoir effectuer une plongée sous-marine, ce ci afin d'éviter tout risque d'embolie gazeuse.
En cas de problème médical à votre arrivée à l'aéroport, sachez qu'il y existe généralement un service médical d'urgence.
N'oubliez pas de conserver avec vous en cabine les médicaments qui vous sont habituellement nécessaires (traitements pour les affections cardiaques, contre l'asthme, insuline ou autres médications anti-diabétiques, anti-hypertenseurs, etc.). Attention ! les personnes diabétiques nécessitant des injections d'insuline doivent impérativement se munir d'un justificatif médical afin de pouvoir emporter leur matériel (qui devra être remis au commandant de bord) à bord de l'appareil.
Les passagers atteints d'affection respiratoire peuvent bénéficier d'oxygène pendant le vol. Les bouteilles personnelles ne sont généralement pas admises (à moins qu'il ne s'agisse d'un modèle homologué). Il est impératif d'adresser au service médical de la compagnie aérienne un imprimé «MEDIF», rempli par le médecin traitant. Ces imprimés sont identiques dans toutes les compagnies aériennes ; ils sont remis par le transporteur ou par l'agent de voyages lors de la réservation.
Après accord du service médical du transporteur, des bouteilles d'oxygène sont mises (à titre gratuit ou onéreux, selon les compagnies) à disposition des passagers qui en font la demande.
Pendant le vol, en raison de l'environnement particulier de la cabine (pressurisation, degré d'hygrométrie, etc.), il est fortement recommandé à tous les passagers, mais en particulier aux personnes âgées, de s'hydrater en buvant fréquemment (des boissons non alcoolisées) et de se déplacer régulièrement en cabine (ou au moins de se masser les jambes), surtout lors de voyages aériens prolongés. Les bébés et les jeunes enfants devront également être convenablement alimentés en eau, même s'ils ne ressentent pas la soif.
Les porteurs de lentilles de contact devront, quant à eux, se munir par précaution d'un flacon de larmes artificielles à instiller dans les yeux en cas de besoin, lors de vols de courte ou moyenne distance. Ils devront impérativement donner la préférence au port de lunettes durant les vols de longues durée, afin d'éviter tout risque d'inflation de la cornée.
En cas de malaise ou d'incident dans l'avion, les navigants commerciaux (hôtesses et «stewards»), titulaires en France d'un Brevet de secourisme, pourront vous apporter les premiers soins.
Les règlements prévoient la présence à bord des appareils de transport public d'une ou plusieurs trousses de premier secours contenant des médicaments et produits pharmaceutiques courants. En outre, lorsque l'avion transporte au moins 30 passagers, lors de vols de plus de 3 000 km, et s'il s'éloigne à plus de 60 minutes de vol d'un aérodrome accessible, il est prévu l'emport obligatoire d'une trousse d'urgence médicale (confiée à la garde du commandant de bord), qui ne peut être remise qu'à un passager médecin en raison des produits qu'elle contient.
Si aucun médecin ne se trouve à bord de l'appareil, le commandant de bord établira une liaison avec un médecin au sol, qui indiquera la démarche à suivre.
Enfin, en ce qui concerne les modalités de transport des femmes enceintes, reportez-vous à la rubrique Grossesse.



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